Je commence par les résultats atteints à ce stade de l’année 2018.
La presse se fait régulièrement l’écho des statistiques de tel ou tel aspect de la délinquance. Je souhaite, dans cette conférence, vous permettre d’avoir une vision globale.
La première constatation c’est que les atteintes aux biens ont diminué de 3,9% sur les 7 premiers mois de l’année, passant d’environ 1.235.000 à 1.187.000 faits (soit 48.000 faits de moins). Même s’il faut rester prudent à ce stade de l’année, cette baisse est, pour l’heure, la plus importante jamais enregistrée depuis 10 ans. Elle concerne tous les agrégats : vols avec violence (-8,8%), vols à main armée (-17,7%), délinquance liée à l’automobile (-4,8%).
J’avais demandé qu’une attention particulière soit portée aux cambriolages, dont le nombre avait augmenté en 2016, que nous avions réussi à stabiliser en 2017 (-0,14%) et qui sont cette année nettement orientés à la baisse (-6,2%). C’est la plus forte diminution enregistrée depuis 10 ans, tant en zone de compétence de la police nationale que de la gendarmerie nationale.
Seul point de vigilance, la situation parisienne, puisque les cambriolages sont en progression dans la capitale, de 6,3%. Il y a là une situation spécifique et j’ai demandé au préfet de police de pouvoir examiner pourquoi nous connaissons une telle situation, à rebours de la tendance nationale.
Il convient en effet d’avoir une analyse précise des faits, pour une meilleure connaissance de personnes mises en cause dont le nombre à progresser de 25% depuis le début de l’année, afin de toujours mieux orienter l’action des services.
J’en viens maintenant aux atteintes à l’intégrité physique des personnes, les fameuses « AVIP » que vous commentez souvent.
Elles continuent à augmenter : 5.7% au cours des 7 premiers mois de l’année.
Mais il faut avoir à l’esprit ce que cette réalité recouvre.
En fait, le nombre de violences dites « crapuleuses » (celles qui sont commises à des fins d’appropriation et de vol) diminue très nettement, de plus de 8,8%, soit une baisse de 5.000 faits environ en 7 mois, ce qui représente environ 25 actes de violence de moins chaque jour. Alors qu’elles avaient augmenté chaque année entre 2008 et 2013, les violences physiques crapuleuses poursuivent ainsi, en 2018, leur orientation à la baisse, entamée il y a 4 ans. A ce stade de l’année, la baisse constatée depuis 7 mois est aussi la plus forte enregistrée ces 10 dernières années.
Ce qui augmente, c’est le nombre de violences physiques non crapuleuses (+8%).
Là encore, on doit préciser ce qu’est la réalité.
La principale cause de cette croissance en 2018, ce sont les coups et blessures volontaires, qui passent de 129 000 à 139 000, soit une hausse de 7.5%. Mais 80% de cette hausse est due à l’augmentation des violences au sein de la famille (+ 8000 faits). Et sans surprise, celle-ci touche d’abord les femmes puisque, sur les 8.000 faits nouveaux enregistrés cette année au sein de la sphère familiale, 6.000 ont pour victimes des femmes.
La même tendance se retrouve évidemment, dans des proportions encore plus significatives, pour les seules violences de nature sexuelle, qui progressent de 23,1% en 2018, avec 27.728 faits contre 22.533 au cours des 7 premiers mois de 2017. En 2018, les services de police et de gendarmerie ont, notamment, enregistré 3.357 faits de harcèlement sexuel de plus qu’en 2017 – année qui, déjà, avait connu, une nette progression.
On voit donc que les dispositions que le Gouvernement est en train de mettre en œuvre – loi sur les violences sexuelles et sexistes portée par Mesdames BELLOUBET et SCHIAPPA, la campagne de sensibilisation développée sur ce sujet– sont totalement nécessaires. Pour ce qui concerne le Ministère de l’Intérieur, tant dans les brigades de gendarmerie que dans les commissariats, nous avons formé spécifiquement nos forces au recueil des plaintes, installé des espaces dédiés animés par 74 psychologues et 261 intervenants sociaux, et nous allons lancer au mois d’octobre une plateforme de signalement de ces violences sexuelles et sexistes, de manière à ce que les femmes qui sont victimes de tels faits, puissent plus facilement les signaler.
Nous savons qu’en termes statistiques, cela conduira à une augmentation des chiffres. Mais ce qui compte, c’est bien évidemment de faire changer la réalité.
Parmi les 20% restant d’augmentation des violences non crapuleuses, un phénomène a attiré votre attention, celui des attaques commises à l’arme blanche.
J’ai donc souhaité que ces faits fassent l’objet d’une analyse spécifique, qui est maintenant réalisée depuis juin. Sur les 90 faits recensés et ayant conduit au décès de 40 personnes, la moitié ont été commis là encore au sein même de la sphère familiale et un tiers l’a été entre personnes se connaissant, à la suite de disputes, souvent sur fond d’alcoolisation massive
Dans ce bilan, je veux évoquer aussi un point qui frappe un certain nombre de nos quartiers, qui entraîne des règlements de compte de plus en plus nombreux : je veux parler du trafic de stupéfiants, qui constitue désormais la grande priorité.
En 2018, grâce à l’action des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie, le nombre de personnes arrêtées pour trafic de stupéfiants a augmenté de +5.7%, ce qui n’a pas pour autant fait diminuer le nombre d’infractions pour usage de stupéfiants qui progresse de 1,5% au plan national, avec 91.554 mis en cause.
Tous les types de produits sont concernés, du cannabis au crack, en passant par les drogues de synthèse, avec des effets de plus en plus dévastateurs sur la santé publique.
Nous intensifierons donc encore dans les mois à venir notre action, dans le cadre d’un ambitieux plan de lutte contre les stupéfiants demandé par le Président de la République, sur lequel mes services travaillent en cette rentrée.
Face à ces diverses formes de délinquance, nos forces de l’ordre sont particulièrement actives puisque ce qui marque les premiers mois de l’année 2018, c’est la progression du taux d’élucidation : il est globalement en hausse, notamment en matière de vols avec violence (+1 point), de cambriolages (+ 1 point, pour atteindre 13%) et de vols à main armée (+10 points).
Voilà, Mesdames et Messieurs, les tendances sur lesquelles je voulais revenir ce matin avec vous.
Comme vous le savez, pour progresser en matière de sécurité, nous avons mis et nous continuerons à mettre en œuvre un certain nombre de réformes.
C’est d’abord la police de sécurité du quotidien, qui aujourd’hui, j’ai pu le constater, est partout intégrée par nos forces, dans la police comme dans la gendarmerie.
Elle a d’ores et déjà conduit au renforcement du dialogue avec les élus locaux comme avec la population et cela n’est pas étranger aux résultats positifs que je vous ai indiqués.
Elle va être complétée dans les zones les plus marquées par la délinquance, par la mise en place des quartiers de reconquête républicaine.
Comme vous le savez, j’avais annoncé en février les30 premiers quartiers qui seront déployés d’ici l’été 2019 - 30 autres le seront d’ici fin 2020.
Pour la première vague – 15 quartiers en 2018 – ce sont 300 fonctionnaires supplémentaires qui seront affectés. Les premiers effectifs prendront leurs fonctions dans les prochains jours dans les quartiers de reconquête républicaine de Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Pau, Corbeil-Essonnes et Nouméa. Nous devions attendre pour cela le mouvement général de l’été et l sortie de la 246e promotion des gardiens de la paix. Les gardiens qui viennent de terminer leur formation sont en train d’être affectés sur le territoire.. J’irai le 18 septembre prochain lancer officiellement ce dispositif et me rendre compte sur le terrain des tâches affectées aux nouveaux effectifs. Les autres quartiers de reconquête républicaine verront leurs effectifs arriver au fil des sorties d’école de l’année 2018. Tous seront effectifs d’ici décembre.
Mais ce n’est pas seulement dans ces quartiers que les policiers et les gendarmes seront plus nombreux puisque, au rythme des sorties d’école de gardiens de la paix ou de gendarmes, il y aura en France, comme nous nous y étions engagés, 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires.
Ce ne sont encore que des chiffres provisoires des sorties d’école, mais sachez qu’il y en aura 2700 en 2018, 3500 en 2019, 4050 en 2020, 3900 en 2021.
De la même manière, c’est sur tout le territoire que seront installés tablettes, smartphones et caméras-piéton. Dans la gendarmerie nationale, le projet « NEOGEND » est déjà achevé. 67 000 tablettes et smartphones équipent les deux tiers des personnels des unités territoriales. Cela a représenté, hors abonnements,  un investissement de 28,9 M€ sur 3 ans.
Dans la police, 28 240 terminaux « NEOPOL » sont déjà déployés. J’ai demandé à ce que le rythme de dotation soit accéléré, et que 22 000 tablettes et smartphones supplémentaires soient déployés d’ici l’été 2019, ce qui permettra de dépasser les 50.000 terminaux en dotation. 6 M€ de crédits sont consacrés à ce projet dans le budget 2018. Nous prioriserons bien sûr, dans la répartition de ces nouveaux outils, les quartiers de reconquête républicaine, mais à terme, tout le territoire sera équipe.
Quant aux caméras-piétons, à ce jour, 2600 caméras environ sont déployées : 575 dans la GN et 2078 dans la PN. Je souhaite les généraliser, car ce dispositif permet de prévenir des incidents au cours des interventions, d’éviter que les situations ne dégénèrent et en même temps d'assurer la protection du policier ou du gendarme, en montrant qu'il agit conformément aux lois. C'est un dispositif gagnant-gagnant, qui participe à l’amélioration des relations entre les forces de sécurité et la population.
Un nouveau marché public permettra l’acquisition de 10 400 caméras piétons supplémentaires pour nos forces.
Par ailleurs j’ai toujours dit que la sécurité doit être aujourd’hui une co-production. C’est pourquoi, j’avais demandé aux députés Alice THOUROT et Jean-Michel FAUVERGUE un rapport sur le continuum de sécurité, visant à déterminer comment mieux associer forces nationales, polices municipales et sociétés de sécurité privée, qui sera remis le 11 septembre prochain.
J’ai eu l’occasion d’échanger cet été avec les deux députés et, s’il ne m’appartient pas, aujourd’hui, de dévoiler leurs propositions, je peux vous assurer qu’un certain nombre d’entre elles sont très stimulantes et porteuses d’une plus grande efficacité.
Ensuite, vous le savez, policiers et gendarmes avaient lors de la grande consultation que nous avions organisée pour mettre en place la Police de Sécurité du Quotidien exprimé comme principale attente une simplification de procédure pénale.
Nous y avons travaillé avec la Garde des Sceaux, dont le texte sur la Justice, déjà présenté en Conseil des Ministres, sera examiné d’ici la fin de l’année malgré un calendrier particulièrement dense. Il comportera des avancées significatives pour le travail des enquêteurs
Une équipe conjointe du Ministère de l’Intérieur, de la Justice et du Numérique, travaille dans le même esprit au passage à la signature électronique, qui permettra demain la mise en place d’une dématérialisation des procédures dans un cadre sécurisé. Les premiers résultats sont attendus à partir de 2020. Deux sites pilotes ont été désignés : Amiens et Blois.
Enfin, comme j’ai eu l’occasion de le montrer lors d’un déplacement la semaine dernière au Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale et au Commissariat de Cergy-Pontoise, nous ouvrons un certain nombre de plateformes pour mieux lutter contre toutes les fraudes et escroqueries sur Internet : la plateforme PERCEVAL a été ouverte en juin dernier. Elle a d’ores et déjà recueillir 17 800 signalements. Et dès 2019, avec le projet de plateforme THESEE, un nouveau pas sera franchi avec la possibilité de déposer plainte en ligne pour tout fait d’escroquerie sur Internet.
 

Allocution de M. Gérard COLLOMB, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
Conférence de presse sur la sécurité publique



 

Gérard COLLOMB, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, se félicite de la décision rendue ce jour par le Conseil constitutionnel, qui valide l’ensemble des orientations de la loi pour une immigration maîtrisée,

 

Gérard COLLOMB, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, se félicite de la décision rendue ce jour par le Conseil constitutionnel, qui valide l’ensemble des orientations de la loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie., adoptée par le Parlement le 1er aout dernier.
Il note que le Conseil constitutionnel n’a censuré que quatre dispositions (portant sur les médecins titulaires d’un diplôme étranger, sur l’obligation de définir un plan d’action pour certains mouvements migratoires, sur une habilitation à légiférer par ordonnance pour modifier les règles de compétence des juridictions administratives, et sur la participation des centres d’hébergement aux missions d’intégration), sur un texte de plus de 70 articles, et pour des raisons tenant uniquement à la procédure parlementaire.
Gérard COLLOMB, souligne que ce texte « répond à la préoccupation exprimée par nos concitoyens de faire face aux défis migratoires dans un cadre républicain ». S'agissant de l'immigration et de l'asile, cette réponse passe par la réduction à six mois de l'instruction des demandes d'asile, afin de lever l’indétermination sur la situation des personnes et d'en tirer les conséquences : éloignement des migrants économiques irréguliers d'une part, intégration des réfugiés de l'autre.
Comme l'a souligné le Ministre d'État dans son propos introductif : « après le temps de la discussion, vient aujourd'hui le temps de l'action. Tout sera mis en œuvre pour que les mesures de ce texte, attendues par les Français, soient appliquées dans les délais les plus brefs ».

Le texte sera promulgué dans les jours qui viennent par le Président de la République.Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. C'est facile.

Ministère de l’intérieur
ministère de l’education nationale

PROTECTION DE L’ESPACE SCOLAIRE
Particulièrement soucieux de  garantir à chaque élève et à l’ensemble de la communauté éducative un espace préservé, nécessaire à un apprentissage serein, les ministères de l’intérieur et de l’éducation nationale sont engagés dans une étroite collaboration.
Ainsi, alors que 12 millions d’élèves ont rejoint leurs établissements, accueillis par plus de   880 000 enseignants, des dispositifs de protection adaptés ont été conçus dans chaque département afin de faciliter la rentrée scolaire 2018 et prévenir tout incident aux abords des établissements scolaires et des hubs de départs et d’arrivée des transports scolaires. 23 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés, dont 3 000 réservistes de la gendarmerie, ainsi que l’a indiqué M. Gérard COLLOMB, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, à l’occasion de sa conférence de presse « sécurité publique » ce jour.
Comme l’an dernier, les policiers et gendarmes se rendent particulièrement disponibles pour assister aux réunions de rentrée organisées au niveau académique ou départemental et apporter un soutien aux collectivités, notamment à travers le réseau des correspondants « sécurité école » et des référents « sûreté » de la gendarmerie nationale et de la police nationale.
En outre, dans une directive conjointe, M. Gérard COLLOMB, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et M. Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’éducation nationale, ont donné instruction aux préfets et recteurs d’organiser une réunion spécifique de l’état-major de sécurité dans chaque département. Il s’agit pour les préfets et recteurs de s’assurer que les mesures décidées sont concrètement mises en œuvre durant toute l’année scolaire, qu’il s’agisse de la surveillance des abords des emprises scolaires, de la réalisation des diagnostics de sécurité et des plans particuliers de mise en sûreté « attentats-intrusions », ainsi que de l’organisation des trois exercices annuels, dont l’un avant les vacances de la Toussaint.
En effet, si le jour de la rentrée scolaire mobilise les forces de sécurité, les polices municipales et les effectifs militaires de l’opération Sentinelle, les policiers et les gendarmes exercent une présence rassurante et dissuasive au plus près des établissements tout au long de l’année, dans un seul objectif : la sécurité des élèves, de leurs parents et de l’ensemble de la communauté éducative.
Enfin, une dynamique de formation à la gestion des crises a été engagée, permettant à 800 nouveaux cadres de l’éducation nationale de recevoir un enseignement pratique, délivré par des experts du ministère de l’intérieur, et de constituer ainsi des relais au sein de l’Education nationale.

Ministère de l’Intérieur Ministère des Armées

MINISTÈRE DES ARMÉES


Gérard COLLOMB, ministre d’État, ministre de l'Intérieur et Florence PARLY, ministre des armées, font part de leur plus profonde émotion et de leur grande tristesse après l'annonce du décès en service d’un sapeur-pompier de Paris, violemment agressé au cours d’une intervention à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).

Alors qu’ils étaient engagés à domicile pour une mission de secours à personne, trois militaires de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), dont un sapeur de 1ère classe âgé de 27 ans, et son chef, un sergent âgé de 34 ans, ont été très grièvement blessés par un individu auquel ils étaient venus porter assistance.

Malgré les premiers secours donnés par son coéquipier et les soins prodigués par ses camarades et les équipes médicales immédiatement appelés en renfort, le sapeur de 1ère classe n'a pu être ramené à la vie. L’état du sous-officier reste à cette heure très préoccupant.

Gérard COLLOMB et Florence PARLY témoignent de toute leur compassion et de leur sympathie pour les familles des trois militaires attaqués et assurent les militaires de la BSPP et, plus largement, l’ensemble des sapeurs-pompiers du pays, de leur soutien indéfectible alors qu’ils risquent chaque jour leur vie pour sauver celles des autres.

 

Madame Florence Parly, ministre des armées

Remise du rapport CAPS - IRSEM « La manipulation de l’information »

La manipulation de l’information est aussi vieille que le monde. Elle fait d’ailleurs partie de l’univers dans lequel les armées opèrent, depuis toujours. Les fausses rumeurs sur la mort du chef ; les manœuvres d’intimidation ; tout cela existe depuis longtemps. Aujourd’hui encore, on voit par exemple en Syrie des tentatives désespérées de faire croire que les Européens entendent faire commettre des attaques chimiques par des rebelles à leur solde, afin de les imputer au régime de Bachar et justifier des frappes contre ce dernier. Le mensonge à la vie dure. La manipulation par des tiers, nous connaissons.

Ce qui change cependant, c’est l’avènement des nouvelles technologies. Il donne à la manipulation de l’information une ampleur nouvelle, et si grande que ce sont des sociétés entières et des systèmes politiques qui peuvent être bousculés.

Lorsque les Soviétiques tentaient de faire croire que la CIA était à l’origine du virus du Sida, il leur fallait des années de manipulations pour un résultat hasardeux. Car presque personne à l’ouest ne lisait Pravda, et parce qu’aucun journal européen ou américain sérieux n’était prêt à diffuser ce genre de choses. Avec Facebook, Twitter, Telegram, une puissance malfaisante peut désormais sussurer à l’oreille des citoyens de nos pays démocratiques. La menace est désormais, passez- moi l’expression, virale.

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Mais avant de regarder en quoi l’électricité démultiplie les Soviets, j’aimerais vous inviter à réfléchir avec moi à ce dont nous parlons exactement quand on parle de manipulation de l’information.

Macron Leaks, chaînes de mails, tweets robotisés, manipulation d’élections... La frontière entre information et désinformation s’estompe. Dans un monde où tous les supports se valent, où toutes les sources sont équivalentes, la limite entre le réel et l’imaginaire disparaît, parfois complètement.

On a souvent parlé de « fake news ». Votre rapport fait le choix de ne pas employer ce terme. Je le comprends. A force d’être employée par tous les camps, ce terme a perdu toute signification, toute portée. Ironie du sort, les fake news elles-mêmes ont réussi à être manipulées. Elles désignent tout à la fois, et selon que le terme soit placé dans la bouche des uns et des autres, elle est une réalité avérée mais déplaisante ou une information inventée de toute pièce. Elle est devenue tout à la fois le symptôme, la cause et la justification du populisme. Je partage tout à fait votre analyse et parlerai donc, comme vous, de manipulation de l’information.

La manipulation n’est pas seulement une question de société. Elle n’est pas le combat du libéralisme contre le populisme – quoi que... La manipulation de l’information, c’est d’abord une arme.

Une arme puissante que peut utiliser n’importe qui contre nous. Elle crée défiance, crispation, haine de l’autre. Elle crée le flou, surtout, entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Elle sème le trouble et la zizanie.

Le Brésil et L'Indonésie s’appuient sur les performances du sonar Kingklip de Thales


Le Brésil et L'Indonésie s’appuient sur les performances du sonar Kingklip de Thales
Thales accompagne les armées brésiliennes et indonésiennes dans la modernisation de leurs équipements de lutte anti-sous-marine, à chaque moment décisif, grâce aux excellentes capacités du Kingklip. Le Kingklip Mk2 est un sonar de coque moyenne fréquence fonctionnant en mode actif et passif pour corvettes et frégates polyvalentes, doté de capacités de détection de torpilles et obstacles sous-marins, le Kingklip offre également une interopérabilité multistatique avec les sonars CAPTAS et FLASH de Thales.

Omnisys, une filiale de Thales au Brésil a récemment obtenu la certification « produit de défense stratégique du Brésil » (PED) pour son sonar Kingklip, en reconnaissance de la stratégie de Thales de développer des solutions sonars de pointe au Brésil. Le sonar Kingklip offre un niveau de performance exceptionnel et est tout à fait adapté aux exigences du programme Tamandare.

Avec Omnisys, Thales s’engage à soutenir le développement de l’Industrie de Défense Brésilienne. L’investissement de Thales et Omnisys dans la production locale de transducteurs (dispositif de conversion de signaux) représente 20 millions de réaux brésiliens (5 millions d’euros), ce qui fait d’Omnisys la première entreprise à posséder un site industriel de systèmes de sonars de défense au Brésil.
 
Par ailleurs, la marine indonésienne renouvelle sa confiance à Thales avec l’installation et l’intégration du sonar à coque Kingklip sur la corvette Diponegoro. Le Groupe accompagne les forces indonésiennes depuis plus de 40 ans, dans leur effort de modernisation, en tant que fournisseur de systèmes de combat. Cette installation permettra à la marine d’améliorer ses performances afin de répondre aux ambitions des forces armées du pays.


Cette installation fait suite à la réparation de la corvette, accidentée lors d’une opération en mer en janvier 2015. Thales a travaillé en étroite collaboration avec PT Dharma Satya Nusantara (DSN) sur la réparation du système et renforce ainsi son engagement à collaborer avec des partenaires industriels locaux afin de faciliter le maintien en conditions opérationnelles et le transfert d’expertise.
 
Plus de 150 sonars de coque moyenne (HMS) de Thales sont opérationnels dans plus de 20 marines depuis 1975. Kingklip HMS a été sélectionné en 2017 par la Marine française pour équiper ses frégates La Fayette ainsi que les frégates françaises de taille intermédiaire (FTI) de prochaine génération.
 

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