RUBRIQUES COMMANDO 2
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Les manifestations organisées dans le cadre du mouvement des gilets jaunes ont rassemblé ce jour 27 900 personnes, dont 9000 à Paris.

 

Pour sécuriser et encadrer ces manifestations, plus de 60 000 policiers et gendarmes étaient aujourd’hui mobilisés. Ils ont procédé à 21 070 contrôles préventifs et 249 interpellations, qui ont donné lieu à 182 gardes à vue.

 

A Paris, pour faire face aux risques de dégradations et de violences, qui s’annonçaient particulièrement élevés, les parcours présentant des risques de troubles à l’ordre public ont fait l’objet d’arrêtés d’interdiction préfectorale, et un dispositif renforcé a été mis en place, qui a mobilisé plus de 6700 policiers et gendarmes. Fondé sur les principes de mobilité, d’autonomie locale des forces engagées et d’intervention immédiate en cas de débordement, ce dispositif a permis :

 

- de procéder à 20 518 contrôles préventifs, dont 14 521 sur les périmètres interdits ;

 

- de faire respecter les périmètres d’interdiction autour des Champs-Elysées, des institutions et de la cathédrale Notre-Dame. 112 personnes ont été verbalisées pour avoir tenté de s’y introduire ;

 

- de faire en sorte que les deux trajets déclarés en préfecture n’ayant pas fait l’objet d’une interdiction soient effectivement suivis par les manifestants, et d’éviter les déambulations erratiques dans les rues de la capitale ;

 

- de procéder à 227 interpellations, ayant donné lieu à 163 gardes à vue ;

 

- et, au final, de contenir les dégradations, les violences et les tentatives de pillage, malgré la présence résolue et les tentatives répétées des casseurs.

 

Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, et Laurent NUNEZ, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, ont une pensée pour les 14 membres des forces de l’ordre qui ont été blessés aujourd’hui.

 

 

Ils adressent leurs plus vifs remerciements aux forces de l’ordre une fois de plus mobilisées en nombre ce samedi sur le terrain dans des conditions difficiles. Malgré la volonté de certains manifestants de casser à nouveau (incendies de véhicules, de deux-roues et de mobilier urbain), le travail des forces de l’ordre et leur professionnalisme ont permis de protéger les biens et les personnes, de mettre hors d’état de nuire les perturbateurs violents et de garantir tout à la fois la liberté de manifester et le respect de l’ordre républicain.

M. Christophe CASTANER, ministre de l'Intérieur, et M. Laurent NUNEZ, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur

Allocution de M. Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur

 

Cérémonie d’hommage pour Notre-Dame de Paris et les Pompiers de Paris

Mesdames et messieurs les représentants des forces de l’ordre,

Mesdames et messieurs,

 

Il était 18h50, quand l’alarme a sonné.

Cette heure était celle du drame, des larmes, des flammes.

 

 

Pour eux, pour tous les sapeurs-pompiers de Paris, c’était l’heure du devoir. C’était l’heure du courage.

Près de 500 sapeurs-pompiers de la Brigade et des SDIS voisins sont intervenus sous les ordres du général Gallet. Ils sont intervenus sans faiblir, sans frémir.

Ils ont été plus qu’exemplaires, plus qu’héroïques. Ils ont été portés par les applaudissements des Parisiens, l’espérance des Français, les prières des croyants, les vœux du monde entier.

Il était 21h30, le vent soufflait, l’incendie s’était propagé, la flèche s’était effondrée.

Du haut de la tour Nord, des flammes. Des flammes, une température de 800 degrés, un vent défavorable. Attendre quelques secondes de plus, c’était risquer de voir la cloche tomber. Attendre quelques secondes de plus, c’était risquer de voir les tours et la façade s’effondrer.

Alors, ils ont continué à combattre le feu sur le toit et ils se sont engagés dans les tours.

Ils ont risqué leur vie pour préserver Notre-Dame.

Ils sont allés au-delà du devoir, car seule la mission comptait.

Il est 2h du matin, le feu est éteint, Notre-Dame est debout.

Il est 2h du matin et après des heures de combat, les sapeurs-pompiers de Paris ont sauvé Notre-Dame.

Mais avec la cathédrale, c’est Paris, c’est notre mémoire, c’est notre histoire, c’est le patrimoine de l’humanité qu’ils ont sauvés.

C’est un exemple, un exemple au monde entier qu’ils ont donné à admirer.

On ne rendra jamais, jamais assez hommage aux sapeurs-pompiers qui ont agi ce soir-là. Et toutes leurs vies, ils pourront dire, fièrement, « j’étais à Notre-Dame ».

Avec eux, à leurs côtés, des militaires, des policiers, des associations de sécurité civile, des personnels de la préfecture de police comme du ministère de la Culture étaient là. Ils étaient au premier rang. Ils ont prodigué des conseils, sécurisé le secteur, sauvé le trésor, des œuvres d’art, la couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis.

Merci ! Merci à eux aussi ! A eux aussi, je veux dire qu'ils sont des héros de Notre-Dame. A eux aussi, je veux dire ma gratitude et celle de la Nation.

Aujourd’hui, nous sommes réunis. Réunis, liés par l’admiration. Liés par la reconnaissance. Liés par l’espérance.

Car aujourd’hui,  je n’ai pas envie de vous parler de larmes, ce que nous vivons est au-delà.

Je n’ai pas envie de vous parler de ces flammes. Elles n’ont pas gagné, elles ne gagneront pas.

Aujourd’hui, je veux vous parler de ce que je vois. Seulement de ce que je vois : la force, le courage, l’espoir.

Notre-Dame a tenu. Elle a tenu bon. 850 ans d’histoire ont tenu bon. Ses clochers sont intacts, ils se dressent encore dans le ciel de Paris. Ses cloches se taisent aujourd’hui, mais viennent à leur secours mille bourdons à travers la France, à travers le monde.

Notre-Dame, c’est ce lieu de prière. C’est ce lieu de recueillement pour tant de croyants.

 

Mais Notre-Dame, c’est plus encore que cela.

C’est le couronnement de Napoléon, le magnificat pour célébrer la Libération.

Ce sont les tableaux de Chagall, les vers de Nerval, les amours de Quasimodo.

Notre-Dame appartient à tous les Français, appartient au monde entier. Alors, elle se redressera.

Depuis lundi soir, parcourir les rues de Paris, arpenter les quais de la Seine, c’est sentir le recueillement et le silence. Mais c’est sentir la détermination aussi.

C’est voir une ville, un pays, qui fait corps avec son histoire, avec l’humanité.

C’est sentir ce souffle de générosité, de partage qui nous touche et nous oblige.

C’est comprendre ses vers d’Aragon dans « La Rose et le Réséda » :

 

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous les deux étaient fidèles

Des lèvres du cœur des bras

Et tous les deux disaient qu'elle

Vive et qui vivra verra          

 

Alors, aujourd’hui, nous entendons l’appel des Français. L’appel des Parisiens. L’appel de tous ceux au travers le monde, qui sont touchés.

Nous n’avons pas de temps d’attendre. Nous n’avons qu’un seul devoir : celui de retrousser nos manches.

Et ensemble, unis, forts, nous rendrons à Paris sa cathédrale. Nous rendrons à l’humanité son symbole de paix, d’histoire et de liberté.

 

Que vive Notre-Dame.

Que vive la République.

Et que vive la France.

L'Europe adopte des règles harmonisées et protectrices pour les contrats de fourniture de continu et des services numériques.

Deux directives, présentées le 9 décembre 2005 par la Commission européenne dans le cadre de la stratégie pour le marché unique numérique, ont été définitivement adoptées hier par le Conseil de l’Union européenne et feront l’objet dans les jours qui viennent d’une publication au Journal officiel de l’UE.

Ces directives, qui complètent notamment celle du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, ont pour objet principal d’harmoniser le régime de la garantie de conformité dans les contrats de vente de biens et de fourniture de contenus et de services numériques conclus entre professionnels et consommateurs.

La directive relative aux contrats de fourniture de contenus et de services numériques, qui concerne par exemple la fourniture de vidéos en ligne, les services de réseaux sociaux ou encore la vente de DVD, sera la première à réglementer les obligations du professionnel au stade de l’exécution dans ce type de contrat. Le texte relatif aux contrats de vente de biens reprend quant à lui des solutions issues de la directive du 25 mai 1999 sur certains aspects de la vente et des garanties des biens de consommation, qu’il abroge, tout en renforçant le niveau d’harmonisation entre les différents Etats membres.

Chacune de ces deux directives prévoit en particulier à quelles exigences doit satisfaire le bien, le contenu numérique ou le service numérique afin d’être considéré comme conforme au contrat, dans quelles conditions, notamment de délai, le consommateur peut faire valoir ses droits en cas de défaut de conformité et quels recours sont alors à sa disposition.

Tout au long des négociations, les autorités françaises ont veillé à assurer le maintien du niveau de protection dont bénéficie le consommateur français. Elles ont en particulier obtenu d’une part, que le délai de garantie fixé à 24 mois puisse au besoin être allongé par les Etats membres au regard notamment de considérations environnementales telles qu’énoncées dans la feuille de route du Gouvernement pour une économie circulaire, et d’autre part, que le délai de renversement de la charge de la preuve concernant l’antériorité du défaut de conformité puisse être fixé ou maintenu à 24 mois dans le cadre de contrats de vente de biens, conformément à la solution adoptée en droit interne depuis l’entrée en vigueur de la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation.

Les Etats membres sont en outre autorisés à introduire ou à maintenir d’autres régimes de garantie que celui prévu par les directives, comme le régime de garantie des vices cachés connu du droit français.

La France se félicite de l’adoption de ces deux textes, qui permettent aux consommateurs européens de bénéficier de règles harmonisées et protectrices, notamment concernant les contenus et services numériques.

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